L’affaire de la gestion financière du club du Ghali de Mascara est enfin entre les mains du procureur de la République près le tribunal de Mascara, a-t-on appris d’une source sécuritaire.
« Plusieurs personnes ayant un lien, direct ou indirect, avec la gestion du club du Ghali de Mascara ont été auditionnées par les éléments de la brigade financière de la police. Après l’achèvement de l’enquête par les policiers, le dossier a été directement transmis aux instances judiciaires », précisera notre source. En effet, c’est suite à une plainte judicaire déposée, dernièrement, par les services administratifs de la wilaya de Mascara sur la gestion financière qualifiée de « douteuse » du club durant les cinq dernières saisons, qu’une enquête minutieuse a été diligentée. « En constatant des soupçons dans la gestion financière du club et la non présentation des bilans, plus précisément financiers, l’administration n’a pas trouvé mieux que de recourir à la justice », dira notre source. Et d’ajouter que « les dettes accumulées et les reconnaissances de dettes injustifiables par certains dirigeants du club qui ont engendré le gel des comptes bancaires du club par les instances judicaires, sont à l’origine de la goutte qui a fait déborder le vase ».
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Après 32 ans de production, l’unité amiante-ciment de Zahana, située à 65 km de Mascara, a été « officiellement » fermée, jeudi dernier, par le ministre de l’Aménagement du territoire, de l’Environnement et du Tourisme, Cherif Rahmani.
Cette décision de fermeture, prise dernièrement par le gouvernement, sera suivie par d’autres actions, à savoir le désamiantage, la dépollution et la décontamination du sol. « Le ministre a décidé de dépolluer et de réhabiliter les sites industriels contaminés par l’amiante », lit-on dans le communiqué de presse du ministère, qui précise également que ces actions seront axées sur trois principales composantes. La première concerne « la décontamination et la dépollution des équipements de production et des bâtiments administratifs de l’unité », soit une superficie de plus de 38 400 m2. La seconde consiste en la décontamination du sol contenant de l’amiante, et ce, par « la réalisation de sondages de sol sur une profondeur d’environ un mètre, la réalisation et l’analyse des échantillons de terre tous les 40 à 50 cm et la décontamination du sol sur une superficie totale de 50 000 m2 ». La dernière étape sera consacrée à l’enlèvement des déchets, leur stockage selon les normes environnementales et la réhabilitation du sol. Il s’agit de « l’expertise de l’ancienne décharge (taux de saturation, taux de relargage de fibres et enlèvement de 50 000 m3 de terre polluée), de la réhabilitation de la décharge actuelle et de la fixation des terres par la plantation de végétaux ayant des racines n’excédant pas 0,50 m et la mise en big-bags et du stockage des déchets selon les normes environnementales ».
Rappelons que cette usine de fabrication d’amiante-ciment, située à proximité de la cimenterie Erco de Zahana, s’étendant sur une superficie de 13 ha dont 2 ha bâtis, produisait 50 000 t/an d’amiante et dérivés industriels, dont 25 000 t/an de plaques, 21 000 t/an de tuyaux (crocidolyte) et 4000 t/an d’articles de moulage (crisotyle). Quant aux 149 travailleurs de cette unité dont les activités sont suspendues depuis quelques mois sur décision du Conseil de participation de l’Etat, le ministre précise que « tous les ouvriers seront équitablement indemnisés ». Le montant de l’indemnisation, qui devrait être prélevée sur les budgets de l’Etat et des sociétés des participations, n’a pas été dévoilé. Quant à la prise en charge des autres personnes ayant subi de près ou de loin les « préjudices » de cette usine, le sujet n’a pas été abordé.
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