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Articles de Presse sur la wilaya de Mascara publiés dans le Quotidien El Watan.
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Ils ont dit

Il ne peut y avoir de liberté de la presse quand les journalistes vivent des conditions de corruption, de pauvreté ou de peur.
FIJ
 
La liberté existe toujours. Il suffit d'en payer le prix.
Montherlant (Henry Millon de)
 
L'homme est libre; mais il trouve sa loi dans sa liberté même.
Beauvoir (Simone de)
 
Un être ne se sent obligé que s'il est libre, et chaque obligation, prise à part, implique la liberté.
Bergson (Henri)
 
Toute société qui prétend assurer aux hommes la liberté, doit commencer par leur garantir l'existence.
Blum (Léon)
 
Si l'homme échoue à concilier la justice et la liberté, alors il échoue à tout.
Camus (Albert)
 
Le manteau de la liberté sert à couvrir nombre de petites chaînes.
Brosses (Charles de)
 
La liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui [...]
droits de l'homme et du citoyen (Déclaration des), Article IV.
Mieux vaut se disputer à l'air libre, que d'être d'accord derrière des barreaux.
Krasicki (Ignacy)
 
Tant que l'État existe, pas de liberté; quand régnera la liberté, il n'y aura plus d'État.
Lénine (Vladimir Ilitch Oulianov, dit)
 
Je sais mal ce qu'est la liberté, mais je sais bien ce qu'est la libération.
Malraux (André)

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Lundi 10 Mars 2008
L’Entreprise de fabrication industrielle de lampes (FILAMP), de Mohammadia, est confrontée ces derniers jours à des rumeurs faisant état de la non-conformité de ses produits aux critères légaux. « Notre entreprise est malheureusement visée par certaines parties gênées par le développement enregistré ces deux dernières années », répondra une source à ces rumeurs. « Notre produit de lampes, qui ne contient pas de gaz Argon, est complètement conforme aux critères légaux et techniques et n’a aucun effet négatif sur la santé des citoyens », précise notre source. D’après celle-ci, le contrôle de la qualité des produits de l’entreprise Filamp est confié à des laboratoires indépendants qui ont certifié la conformité des lampes. Au sujet du gaz Argon, une matière absente dans les lampes de l’entreprise, l’on saura que « ce gaz, une matière secondaire dans la fabrication des lampes, coûte très cher pour notre entreprise. » Dans ce contexte, notre source nous révélera que « pas moins de 26 produits entrent dans la production des lampes au niveau de l’entreprise. Tous ces produits sont importés des pays européens, ce qui accroît le prix d’une lampe à plus de 20 dinars. » Concernant le prix qui est trop élevé par rapport à celui d’une lampe de production chinoise, notre interlocuteur n’hésitera pas à dévoiler que « les lampes de fabrication chinoise ont débarqué à un prix imaginaire de 8 à 9 dinars l’unité, ce qui indique une tromperie dans la production. » Rappelons que l’entreprise Filamp est confrontée à des difficultés sérieuses causées par la concurrence déloyale, malheureusement pratiquée sur le marché national.

A. Souag

publié par A. SOUAG dans: EL WATAN
Lundi 10 Mars 2008

Nombreuses marques de solidarité aux deux journalistes
Abdelaziz Rahabi, ancien ministre
Mon cher Omar, je voulais juste te dire, ainsi qu’au chroniqueur Chawki Amari, toute ma réprobation devant une énième instrumentalisation de la justice que le pouvoir politique veut présenter comme une limite à la liberté d’expression alors qu’elle est par nature sa plus sérieuse garantie. Le calendrier politique va accentuer le verrouillage de l’expression des journalistes, des intellectuels, des syndicats autonomes... pour perpétuer un monologue en circuit fermé. Il y a peu de raisons que les mêmes hommes et les mêmes conditions ne produisent pas les mêmes effets. Bien fraternellement
Maâmar Farah, fondateur chroniqueur du Soir d’Algérie
« Au-delà de Omar et Chawki, c’est le symbole El Watan qui est visé ! » Consterné par le jugement arbitraire et scandaleux prononcé contre mes frères Omar et Chawki, je tiens à leur exprimer, ainsi qu’au quotidien El Watan, mon entière solidarité et toute ma sympathie. C’est un titre symbole qui est visé et tout indique que cette sentence dépasse la seule compétence du juge qui l’a prononcée tant elle est dangereuse et porteuse des plus graves menaces sur la presse indépendante. Elle vient rompre une période de « paix » entre le pouvoir et notre corporation, étape entamée au lendemain de la grâce présidentielle qui a concerné toutes les affaires jugées ou en instance, dans un signal fort qui mettait un terme à un véritable harcèlement. On sortait d’un véritable cauchemar qui a failli compromettre les chances de survie de nos titres fragilisées par un environnement sociopolitique défavorable, des conditions économiques précaires et une pression insoutenable de la part des autorités. Aujourd’hui, il est opportun de s’interroger sur les motivations réelles de cette décision qui frappe deux hommes parmi les plus prestigieux et les plus talentueux de la presse algérienne francophone. A chacun d’en tirer les conclusions qui s’imposent mais c’est au pouvoir, en premier, de bien en mesurer la portée alors que notre pays est classé parmi les plus répressifs en matière de libertés de la presse. Est-ce ainsi que l’on prépare la campagne pour le prix Nobel du président Bouteflika ? Je pense qu’il est urgent de plancher sur la question de la dépénalisation des écrits journalistiques : on met en prison les criminels et les bandits, pas les journalistes. Les jeter dans les geôles est un acte innommable qui rappelle les plus sombres périodes de l’histoire humaine et demeure le signe des pires dictatures. L’Algérie, son pouvoir politique, son Sénat et son Parlement doivent agir vite pour arrêter cet état de fait qui nous éloigne du statut de pays démocratique. A mes confrères éprouvés, je leur renouvelle toute ma solidarité et invite chaque homme libre de ce pays à en faire de même, en écrivant un e-mail, comme je l’ai fait, ou en envoyant un fax à notre cher El Watan auquel je souhaite davantage de succès sur la voie qu’il a choisie et qui nous honore tous. Votre frère
Parti Ahd 54
Le bureau de la wilaya de Bouira du parti Ahd 54 et l’ensemble des militants sont abattus par le verdict rendu à l’encontre des journalistes M. Belhouchet Omar et M. Chawki Amari Ils assurent ces derniers de leur soutien indéfectible à la liberté d’expression. Vive l’Algérie libre et indépendante
Par le secrétaire de wilaya et ancien candidat aux élections législatives M. Abib Mohand Ameziane
Groupe parlementaire du RCD
Lors de sa réunion hebdomadaire du dimanche 9 mars 2008, le groupe parlementaire du Rassemblement pour la culture et la démocratie a tenu à exprimer sa solidarité à l’endroit de Chawki Amari et Omar Belhouchet, injustement condamnés pour délit d’opinion. Cet acte rappelle que la liberté de la presse est soumise à une pénalisation d’un autre âge, qui bride la liberté d’expression et par conséquent le projet démocratique. La liberté de la presse est l’un des piliers majeurs de l’Etat de droit. A ce titre, le groupe parlementaire du Rassemblement pour la culture et la démocratie se tient aux côtés des deux journalistes d’El Watan pour la défendre et la promouvoir.
Le président Djamel Ferdjallah
Initiative civique pour le respect de la Constitution (ICRC)
Omar Belhouchet, directeur d’EI Watan, et Chawki Amari, journaliste, ont été condamnés, en appel, à deux mois de prison ferme suite à une plainte déposée contre eux par le wali de Jijel. Quelques jours auparavant, c’était le journaliste d’Echourouk qui était sommé par huissier de s’acquitter immédiatement de la somme de 4 millions de dinars à laquelle la justice l’avait condamné lui et son directeur de publication. A Annaba, c’est le correspondant d’Ennahar El Jadid, Noureddine Boukraâ, qui risque d’être incarcéré pour une affaire de diffamation. Les exemples pourraient se multiplier. Au-delà de l’inquiétude que ces intimidations suscitent dans toute la corporation des journalistes et des médias, laquelle se voit contrainte à l’autocensure, c’est surtout le droit de la société à être informée qui risque, avec de tels actes, d’être remis définitivement en cause. Ces grossières intimidations sont destinées à museler les journalistes, à un moment où le régime voudrait réviser la Constitution afin de permettre au président actuel de briguer un troisième mandat à la tête de l’Etat. L’Initiative civique pour le respect de la Constitution (ICRC), lancée pour dénoncer ce coup de force anticonstitutionnel, estime que nos libertés sont aujourd’hui plus que jamais menacées. Elle exprime sa solidarité à Omar Belhouchet, Chawki Amari, Noureddine Boukraâ et à tous les journalistes inquiétés dans l’exercice de leurs fonctions. Elle dénonce ces agissements qui n’ont d’autres finalités que de faire taire toute voix libre dans notre pays. L’Initiative civique pour le respect de la Constitution (ICRC) appelle la classe politique et la société civile à défendre la liberté d’expression et la liberté de la presse, sans lesquelles seule la voix du régime et de ses satellites serait entendue en Algérie.
Intersyndicale autonome de la Fonction publique
L’intersyndicale autonome de la Fonction publique a appris avec consternation la condamnation à une peine de prison du directeur de la publication d’El Watan Omar Belhouchet et du chroniqueur Chawki Amari. L’intersyndicale autonome de la Fonction publique constate qu’une fois de plus le pouvoir a recours à l’instrumentalisation de l’appareil judiciaire à des fins politiques. La condamnation des deux journalistes d’El Watan signifie que la liberté d’expression et la liberté de la presse sont en danger aujourd’hui en Algérie. L’intersyndicale autonome de la Fonction publique exprime son soutien et sa solidarité active à Omar Belhouchet et Chawki Amari, dénonce les violations de la liberté d’expression et de la liberté de la presse, interpelle l’ensemble des syndicats autonomes et la classe politique pour se mobiliser pour la défense de la liberté d’expression.
Les syndicats membres de l’intersyndicale autonome de la Fonction publique CNAPEST, CLA, SNAPAP, SATEF, SNTE, SNPEM, CECA, CNES
Dr Ahmed Bouguarche, Modern & Classical Languages & Literatures, California State University, Northridge, Northridge, CA 91330-8247, USA
Je suis un lecteur assidu de votre journal et je suis vraiment troublé par la condamnation de Belhouchet et de Amari dont j’adore les chroniques. Je veux juste vous exprimer ma solidarité et mon soutien moral aux deux journalistes mais aussi à toute l’équipe du journal. Je vous remercie pour tout ce que vous faites, vous qui vivez en Algérie en face d’un pouvoir qui n’hésitera pas à mettre en prison tout individu qui ne le glorifie pas. Encore une fois merci et dites-vous que vous ne serez jamais seuls. Bon courage à toute l’équipe d’El Watan.
A. Toumi, lecteur
Au moment où le monde entier bouge et se rapproche de plus en plus, grâce au droit incontestable des peuples : le droit d’information, hélas, nos chers frères Belhouchet et Chawki sont victimes de la continuité de la désinformation et la politique de « tout va bien yassidi ». Je manifeste mon soutien avec gratitude et respect aux confrères et à leur longue expérience dans cette fonction noble. Tenez bon. (Vive l’Algérie)
Hind Cadi (Alger)
Tous les matins, en lisant le billet de Chawki Amari, je me dis comment notre beau pays peut être dans cet état de dégradation, quand de tels talents existent ? Il y a des jours où je me dis que c’est parce qu’il y a de tels talents que le pays n’a pas complètement sombré dans la folie (jusqu’à quand ?). Alors, j’espère pouvoir continuer à me poser cette question, et que la voix de Chawki Amari ne soit pas étouffée. Je tiens à vous exprimer ma solidarité de cette manière, par ce mail, en espérant que votre expression à vous demeure votre journal et sa diffusion, ainsi que tous les autres journaux. J’espère que l’acquis (le seul ?) de ces dernières années, à savoir une presse, aussi imparfaite soit-elle, ne nous soit pas enlevé, lui aussi. Puissions-nous continuer à exister à travers vous. Bon courage.
Une lectrice
Voilà bientôt un lustre que nous assistons, impuissants, au jour le jour, à l’érosion continue, insidieuse, de nos libertés citoyennes, les plus élémentaires. Voilà, bientôt un lustre que les notions de droits et de devoirs, de respect des lois édictées, de responsabilité, censée être assumée, ont déserté notre contrée, cette République démocratique et populaire, notre référence et notre horizon. Mais, vaille que vaille, malgré l’adversité, nous avons continué, chacun dans sa sphère d’intervention, à refuser le non-droit, à affirmer la souveraineté des lois, à dénoncer les manquements et à pointer les dérobades des responsables : des exemples de ces actions individuelles ou collectives abondent... Je suis convaincue que cette attitude citoyenne, dans ce lourd climat d’assujetissement, doit beaucoup au recours potentiel que représente la presse indépendante. Elle permet aux citoyens l’espoir de préserver encore leur dignité. Comme disait le poète turc, Nazim Hikmet, du fond de sa geôle : « Je crie, je crie... être captif, là n’est pas la question, il s’agit de ne pas se rendre. » Oui, nous aussi sommes captifs d’un pouvoir qui a entrepris de nous déposséder de nos droits de citoyens républicains et nous transformer en sujets, dont n’est attendue qu’allégeance. Comme Nazim Hikmet, refusons de nous rendre ! Dénonçons donc cette décision inique qui a condamné des journalistes pour avoir fait leur métier d’informer leurs lecteurs de la disqualification d’un wali par ses administrés. Une telle décision de « justice » est très grave par ses effets. Elle institue, de fait, l’immunité des walis devenus intouchables, bâillonnant notre seul recours, en tant que citoyens face à l’arbitraire. C’est affirmer aussi que la gestion d’un wali ne pourrait être contestée que par le pouvoir lui-même, dans un jeu subtil de rapports de force internes. Exit donc, la notion d’Etat républicain. Oui, cette décision augure de sombres lendemains... pour les journalistes, mais aussi pour nous, acteurs sociaux ou simples citoyens, c’est ce qui fait sa gravité.
Djamel, lecteur
Je vis en France depuis toujours et je suis citoyen algérien. Je vous lis tous les jours sur internet. Si je vous écrit c’est pour m’élever avec vigueur contre le semblant de justice que la cour de Jijel à la solde d’un certain pouvoir condamne à de la prison ferme des journalistes dès qu’ils essayent de faire leur travail. Ces pratiques d’un autre temps en disent long sur la caste de ces gens qui gouvernent l’Algérie. Jusqu’où iront-ils en abusant de leur pouvoir ? Dommage pour notre pays. En solidarité, veuillez messieurs recevoir mes respectueuses salutations.
Quotidien El Watan le 10 03 2008
publié par A. SOUAG dans: EL WATAN
Dimanche 09 Mars 2008

 

CONDAMNATION DE OMAR BELHOUCHET ET DE CHAWKI AMARI
Les marques de solidarité aux deux journalistes se poursuivent
Haro sur la liberté de la presse
La liberté de la presse a été conquise de haute lutte en Algérie. On ne compte plus les journalistes qui l’ont payée de leur vie ou de leur liberté.
Pour les Algériens et les Algériennes de plus en plus nombreux à lire la presse indépendante, celle-ci constitue le seul véhicule d’accès à la connaissance vraie des réalités quotidiennes de leur pays ainsi qu’à la perception étrangère des évolutions et des transformations qui affectent notre société. Grâce au journalisme d’investigation, de plus en plus de scandales, de délits, d’abus de droit et d’autorité sont mis au jour. C’est par le travail opiniâtre d’investigation, mené en particulier par les journalistes d’El Watan, que la presse algérienne contribue, plus que tout autre profession, à consolider les minces acquis démocratiques de notre pays. Au moment où est ressentie fortement la nécessité d’un élargissement des espaces de liberté afin que nos journalistes puissent exercer leur mission, à l’abri des menaces et des pressions, d’où qu’elles viennent, on ne peut qu’être indigné par la condamnation qui vient de frapper le directeur d’El Watan Omar Belhouchet, et le chroniqueur Chawki Amari, deux éminents journalistes, doués d’un sens élevé de l’éthique et unanimement respectés en Algérie et à l’étranger. Aucun défenseur des libertés ne peut se résigner au rétrécissement des espaces de droit chèrement acquis par les représentants de la profession, a fortiori au moment où notre pays est engagé dans la voie de la libéralisation des champs médiatique et audiovisuel. Pour le surplus, chacun sait jusqu’à quel degré des hommes comme Omar Belhouchet et Chawki Amari n’ont eu de cesse de défendre l’Etat algérien, ses institutions et ses représentants, chaque fois que ceux-ci ont été injustement mis en cause aussi bien en Algérie qu’à l’extérieur de nos frontières. En toute circonstance, ils étaient en première ligne, à l’instar des autres journalistes d’El Watan, pour défendre nos institutions et leur crédibilité. Chaque Algérien doit leur en donner acte. Enfin, l’émoi qui saisit les hommes et les femmes de liberté devant la condamnation infligée à Omar Belhouchet et Chawki Amari participe d’un paradoxe saisissant. Alors que notre pays est censé montrer la voie aux autres Etats arabes dans le domaine de la liberté d’expression et alors que la censure officielle semblait rebrousser chemin, voilà que des magistrats viennent brutalement remettre en cause ce qui semblait être une évolution inexorable, c’est-à-dire une liberté de l’information totalement affranchie des servitudes et des contraintes du passé. Comme toute profession, celle de journaliste possède ses règles qui font notamment obligation aux journalistes de vérifier leurs sources et de s’interdire toute diffamation contre les personnes. Il ne semble pas qu’en l’espèce ces règles aient été transgressées, si peu que ce soit, par Omar Belhouchet et Chawki Amari. De façon indubitable, El Watan est connu pour respecter scrupuleusement les lois d’airain de la profession : exercice du droit de réponse, vérification et confirmation des sources, rectification des erreurs de fond, etc. L’audience considérable acquise par ce grand quotidien n’est pas un effet du hasard. C’est de s’être toujours confirmé à l’éthique journalistique la plus exigeante qu’El Watan doit aujourd’hui d’être autant lu en Algérie qu’à l’étranger. En tout état de cause, une peine de prison ferme à l’encontre de Omar Belhouchet et Chawki Amari constitue une injustice inadmissible et intolérable. Elle est une véritable régression de l’etat de droit qui doit pouvoir continuer à cheminer, en dépit de tous les obstacles placés sur sa route. Même si personne de sensé ne peut imaginer un instant que cette peine puisse être effective, tant la démesure a été atteinte, le fait qu’elle ait été prononcée justifie d’ores et déjà une refonte totale du code de l’information et l’abrogation des dispositions répressives à l’encontre des journalistes. L’auteur est : Professeur de droit, Avocat à la cour
Syndicat national des journalistes (SNJ)
Nous avons été surpris et nous sommes profondément indignés par ce verdict définitif, prononcé mardi à l’encontre de nos deux confrères d’El Watan (Omar Belhouchet et Amari Chawki) par la cour de Jijel. Nous le sommes d’autant plus que cette sentence politique prévoit l’emprisonnement de nos deux confrères, alors même que le pouvoir s’était publiquement engagé à cesser la cabale judiciaire contre la presse pour délit de presse. Convaincu que ce verdict politique traduit une volonté claire de punir El Watan pour sa ligne éditoriale, le Syndicat national des journalistes (SNJ) appelle les autorités à reconsidérer immédiatement cette sentence et cesser définitivement le chantage judiciaire pour faire rétrécir davantage la liberté de la presse et d’expression en Algérie.
Le secrétaire général par intérim, Kamel Amarni
Syndicat national des praticiens de la santé publique (SNPSP)
Le Syndicat national des praticiens de la santé publique tient, au nom de tous ses adhérents, à exprimer son soutien et à apporter sa solidarité aux deux professionnels de l’information, Omar Belhouchet et Chawki Amari, respectivement directeur de la publication et chroniqueur du quotidien El Watan, condamnés à deux mois de prison ferme et au versement d’une amende d’un million de dinars à titre de dommages causés à la partie plaignante. Le Syndicat national des praticiens de la santé publique tient à dénoncer les menaces « suspendues » qui pèsent d’une manière récurrente sur les libertés en général, la liberté d’expression en particulier et interpelle tout un chacun sur les dangers éventuels d’une remise en cause des droits citoyens chèrement acquis.
P/Le bureau national
Ali Brahimi, député RCD
J’ai appris avec révolte la condamnation, à une peine de prison, de votre directeur de publication, Omar Belhouchet, et du chroniqueur, Chawki Amari. Je tiens à exprimer aux concernés et à vous tous ma solidarité et ma sympathie. Bon courage, la liberté de presse finira par être imposée.
De la méprise
Albert Londres est au journalisme ce que Sigmund Freud est à la psychanalyse. Et Albert Londres disait ceci : « Il faut savoir mettre la plume dans plaie. » Journaliste depuis une dizaine d’années, j’ai rencontré Omar Belhouchet en septembre 2000 à Aix-en-Provence où j’exerce. Il était venu à cette époque soutenir le retour d’un universitaire de premier plan, Ali Bensaad. Il était accompagné de Ali Djeri, le directeur d’El Khabar, mais également de l’avocat Zoubir Soudani. Je salue d’ici le courage de mes confrères et concitoyens algériens pour la puissance de leurs écrits dans un Etat à géométrie variable qui n’a de cesse de mettre au pilori l’activité journalistique. Aucun Etat ne peut se qualifier de démocratique dès lors que la presse est sous « pression ». Les rotatives d’une administration despotique ne sont que la courroie de transmission d’une vision et d’une pratique d’un pouvoir obscurantiste qui marche à l’aveugle. La vulgate axiomatique de la théorie de Jdanov « Ceux qui ne sont pas avec nous sont contre nous » prend tout son sens. Elle relève de pratiques d’un autre temps. Mais les temps moyenâgeux se reproduisent et produisent les mêmes effets. Au pays de l’ombre, la lumière des ténèbres remplace celle du soleil. Quand un pouvoir utilise tous les moyens pour faire taire la vérité, l’éclat d’un écrit à l’effet d’une frappe stratégique. Elle rend fou celui qui la reçoit et le plonge dans la tourmente. Et quand l’éclat atteint un ersatz de pouvoir représenté par une autorité, la machine s’emballe et frappe à son tour. Mais la frappe est disproportionnée à l’éclat lui-même. En Russie, une journaliste d’une audace certaine l’a payée de sa vie pour avoir apporté son éclairage sur la guerre en Tchétchénie. Ailleurs, en Irak, les journalistes tombent comme des mouches. En Iran, l’éclat d’un écrit est une atteinte à la théocratie. En France, un journaliste qui a écrit sur l’affaire Clearstream est la cible de toutes les attaques judiciaires. Les journalistes, où que nous nous trouvions, ne devons pas céder à la puissance de la répression. Le choix qui est le nôtre de servir la cause de la vérité doit demeurer l’axe de notre travail. Jean Jaurès disait : « Le courage est de chercher la vérité et de la dire. »
Chaouki Triai : Journaliste et universitaire
Le CPJ dénonce l’instrumentalisation de la justice
Le CPJ (Committee to Protect Journalist), organisation basée à New York, a condamné dans un communiqué daté du 5 mars 2008 la confirmation de la peine de prison infligée au directeur d’El Watan, Omar Belhouchet, et au chroniqueur Chawki Amari. Le directeur du CPJ, Joel Simon, dénonce l’instrumentalisation de la justice à des fins politiques, qui n’a cessé d’augmenter depuis 2004 afin d’intimider les journalistes. Et d’ajouter : « Nous appelons la Cour suprême à annuler la condamnation de Belhouchet et Amari. Le crime de diffamation constitue une violation des normes internationales en matière de liberté de la presse. »
Association des journalistes, écrivains et artistes algériens en France (AJEAA)
Fidèle à son éthique et à son attachement à la liberté de la presse d’expression, l’AJEAA ne peut qu’exprimer sa vive inquiétude devant les condamnations par la justice des journalistes Omar Belhouchet et Chawki Amari d’El Watan ainsi que du confrère d’Echourouk El-Yaoumi et assure ces derniers de son entier soutien. L’AJEAA lance un appel au président Bouteflika afin qu’il use, comme par le passé, de son autorité pour l’abandon des poursuites judiciaires à l’encontre des journalistes.
P/l’AJEAA, le président A. Houmad
Du club des journalistes algériens de France
Après la condamnation d’Echourouk à une amende de 4 millions de dinars, Omar Belhouchet et Chawki Amari, respectivement directeur et chroniqueur du journal El Watan, viennent d’être condamnés en appel par le tribunal de Jijel pour « diffamation » à deux mois de prison ferme et à des dommages et intérêts d’un million de dinars. Par ailleurs, le correspondant d’El Watan dans la ville d’El Tarf, Slim Sadki, a été convoqué le 3 mars 2008 par la police. Il fait l’objet d’une plainte pour « diffamation » suite à la publication d’articles mettant en cause le ministère de l’Education.Le harcèlement et les poursuites judiciaires contre les journalistes s’enchaînent et s’accélèrent avec pour seule volonté la mise au pas de la presse algérienne. Le club des journalistes algériens de France condamne énergiquement cette politique délibérément liberticide et le chantage judiciaire pour restreindre encore plus la liberté de la presse et d’expression en Algérie. Le CJAF se déclare solidaire de tous les confrères et consœurs en Algérie dans l’exercice de leur métier.
Le soutien à Paris de la sociologue Leïla Babès
A l’issue de la conférence consacrée à « Regards de femmes sur l’Islam » organisée jeudi par le Club des journalistes algériens de France, la sociologue Leïla Babès a demandé, avec l’approbation générale et sous les applaudissements de la salle, à ce qu’on n’oublie pas les journalistes algériens et « qu’on se mobilise pour les deux journalistes d’El Watan, Omar Belhouchet et Chawki Amari, condamnés à deux mois de prison ferme, et au-delà, pour tous les journalistes algériens. La situation est très grave. Qu’on fasse quelque chose pour en finir avec cette chape de plomb ».
Quotidien El Watan du 08 03 2008

 

 

publié par El Watan dans: EL WATAN
Samedi 08 Mars 2008

CONDAMNATION DE OMAR BELHOUCHET ET DE CHAWKI AMARI

 

Les marques de solidarité aux deux journalistes se poursuivent

 

Haro sur la liberté de la presse

La liberté de la presse a été conquise de haute lutte en Algérie. On ne compte plus les journalistes qui l’ont payée de leur vie ou de leur liberté.

Pour les Algériens et les Algériennes de plus en plus nombreux à lire la presse indépendante, celle-ci constitue le seul véhicule d’accès à la connaissance vraie des réalités quotidiennes de leur pays ainsi qu’à la perception étrangère des évolutions et des transformations qui affectent notre société. Grâce au journalisme d’investigation, de plus en plus de scandales, de délits, d’abus de droit et d’autorité sont mis au jour. C’est par le travail opiniâtre d’investigation, mené en particulier par les journalistes d’El Watan, que la presse algérienne contribue, plus que tout autre profession, à consolider les minces acquis démocratiques de notre pays. Au moment où est ressentie fortement la nécessité d’un élargissement des espaces de liberté afin que nos journalistes puissent exercer leur mission, à l’abri des menaces et des pressions, d’où qu’elles viennent, on ne peut qu’être indigné par la condamnation qui vient de frapper le directeur d’El Watan Omar Belhouchet, et le chroniqueur Chawki Amari, deux éminents journalistes, doués d’un sens élevé de l’éthique et unanimement respectés en Algérie et à l’étranger. Aucun défenseur des libertés ne peut se résigner au rétrécissement des espaces de droit chèrement acquis par les représentants de la profession, a fortiori au moment où notre pays est engagé dans la voie de la libéralisation des champs médiatique et audiovisuel. Pour le surplus, chacun sait jusqu’à quel degré des hommes comme Omar Belhouchet et Chawki Amari n’ont eu de cesse de défendre l’Etat algérien, ses institutions et ses représentants, chaque fois que ceux-ci ont été injustement mis en cause aussi bien en Algérie qu’à l’extérieur de nos frontières. En toute circonstance, ils étaient en première ligne, à l’instar des autres journalistes d’El Watan, pour défendre nos institutions et leur crédibilité. Chaque Algérien doit leur en donner acte. Enfin, l’émoi qui saisit les hommes et les femmes de liberté devant la condamnation infligée à Omar Belhouchet et Chawki Amari participe d’un paradoxe saisissant. Alors que notre pays est censé montrer la voie aux autres Etats arabes dans le domaine de la liberté d’expression et alors que la censure officielle semblait rebrousser chemin, voilà que des magistrats viennent brutalement remettre en cause ce qui semblait être une évolution inexorable, c’est-à-dire une liberté de l’information totalement affranchie des servitudes et des contraintes du passé. Comme toute profession, celle de journaliste possède ses règles qui font notamment obligation aux journalistes de vérifier leurs sources et de s’interdire toute diffamation contre les personnes. Il ne semble pas qu’en l’espèce ces règles aient été transgressées, si peu que ce soit, par Omar Belhouchet et Chawki Amari. De façon indubitable, El Watan est connu pour respecter scrupuleusement les lois d’airain de la profession : exercice du droit de réponse, vérification et confirmation des sources, rectification des erreurs de fond, etc. L’audience considérable acquise par ce grand quotidien n’est pas un effet du hasard. C’est de s’être toujours confirmé à l’éthique journalistique la plus exigeante qu’El Watan doit aujourd’hui d’être autant lu en Algérie qu’à l’étranger. En tout état de cause, une peine de prison ferme à l’encontre de Omar Belhouchet et Chawki Amari constitue une injustice inadmissible et intolérable. Elle est une véritable régression de l’etat de droit qui doit pouvoir continuer à cheminer, en dépit de tous les obstacles placés sur sa route. Même si personne de sensé ne peut imaginer un instant que cette peine puisse être effective, tant la démesure a été atteinte, le fait qu’elle ait été prononcée justifie d’ores et déjà une refonte totale du code de l’information et l’abrogation des dispositions répressives à l’encontre des journalistes. L’auteur est : Professeur de droit, Avocat à la cour

 

Ali Mebroukine

 

Syndicat national des journalistes (SNJ)

 

Nous avons été surpris et nous sommes profondément indignés par ce verdict définitif, prononcé mardi à l’encontre de nos deux confrères d’El Watan (Omar Belhouchet et Amari Chawki) par la cour de Jijel. Nous le sommes d’autant plus que cette sentence politique prévoit l’emprisonnement de nos deux confrères, alors même que le pouvoir s’était publiquement engagé à cesser la cabale judiciaire contre la presse pour délit de presse. Convaincu que ce verdict politique traduit une volonté claire de punir El Watan pour sa ligne éditoriale, le Syndicat national des journalistes (SNJ) appelle les autorités à reconsidérer immédiatement cette sentence et cesser définitivement le chantage judiciaire pour faire rétrécir davantage la liberté de la presse et d’expression en Algérie.

Le secrétaire général par intérim, Kamel Amarni

 

Syndicat national des praticiens de la santé publique (SNPSP)

 

Le Syndicat national des praticiens de la santé publique tient, au nom de tous ses adhérents, à exprimer son soutien et à apporter sa solidarité aux deux professionnels de l’information, Omar Belhouchet et Chawki Amari, respectivement directeur de la publication et chroniqueur du quotidien El Watan, condamnés à deux mois de prison ferme et au versement d’une amende d’un million de dinars à titre de dommages causés à la partie plaignante. Le Syndicat national des praticiens de la santé publique tient à dénoncer les menaces « suspendues » qui pèsent d’une manière récurrente sur les libertés en général, la liberté d’expression en particulier et interpelle tout un chacun sur les dangers éventuels d’une remise en cause des droits citoyens chèrement acquis.

P/Le bureau national

 

Ali Brahimi, député RCD

 

J’ai appris avec révolte la condamnation, à une peine de prison, de votre directeur de publication, Omar Belhouchet, et du chroniqueur, Chawki Amari. Je tiens à exprimer aux concernés et à vous tous ma solidarité et ma sympathie. Bon courage, la liberté de presse finira par être imposée.

De la méprise

 

Albert Londres est au journalisme ce que Sigmund Freud est à la psychanalyse. Et Albert Londres disait ceci : « Il faut savoir mettre la plume dans plaie. » Journaliste depuis une dizaine d’années, j’ai rencontré Omar Belhouchet en septembre 2000 à Aix-en-Provence où j’exerce. Il était venu à cette époque soutenir le retour d’un universitaire de premier plan, Ali Bensaad. Il était accompagné de Ali Djeri, le directeur d’El Khabar, mais également de l’avocat Zoubir Soudani. Je salue d’ici le courage de mes confrères et concitoyens algériens pour la puissance de leurs écrits dans un Etat à géométrie variable qui n’a de cesse de mettre au pilori l’activité journalistique. Aucun Etat ne peut se qualifier de démocratique dès lors que la presse est sous « pression ». Les rotatives d’une administration despotique ne sont que la courroie de transmission d’une vision et d’une pratique d’un pouvoir obscurantiste qui marche à l’aveugle. La vulgate axiomatique de la théorie de Jdanov « Ceux qui ne sont pas avec nous sont contre nous » prend tout son sens. Elle relève de pratiques d’un autre temps. Mais les temps moyenâgeux se reproduisent et produisent les mêmes effets. Au pays de l’ombre, la lumière des ténèbres remplace celle du soleil. Quand un pouvoir utilise tous les moyens pour faire taire la vérité, l’éclat d’un écrit à l’effet d’une frappe stratégique. Elle rend fou celui qui la reçoit et le plonge dans la tourmente. Et quand l’éclat atteint un ersatz de pouvoir représenté par une autorité, la machine s’emballe et frappe à son tour. Mais la frappe est disproportionnée à l’éclat lui-même. En Russie, une journaliste d’une audace certaine l’a payée de sa vie pour avoir apporté son éclairage sur la guerre en Tchétchénie. Ailleurs, en Irak, les journalistes tombent comme des mouches. En Iran, l’éclat d’un écrit est une atteinte à la théocratie. En France, un journaliste qui a écrit sur l’affaire Clearstream est la cible de toutes les attaques judiciaires. Les journalistes, où que nous nous trouvions, ne devons pas céder à la puissance de la répression. Le choix qui est le nôtre de servir la cause de la vérité doit demeurer l’axe de notre travail. Jean Jaurès disait : « Le courage est de chercher la vérité et de la dire. »

Chaouki Triai : Journaliste et universitaire

 

Le CPJ dénonce l’instrumentalisation de la justice

 

Le CPJ (Committee to Protect Journalist), organisation basée à New York, a condamné dans un communiqué daté du 5 mars 2008 la confirmation de la peine de prison infligée au directeur d’El Watan, Omar Belhouchet, et au chroniqueur Chawki Amari. Le directeur du CPJ, Joel Simon, dénonce l’instrumentalisation de la justice à des fins politiques, qui n’a cessé d’augmenter depuis 2004 afin d’intimider les journalistes. Et d’ajouter : « Nous appelons la Cour suprême à annuler la condamnation de Belhouchet et Amari. Le crime de diffamation constitue une violation des normes internationales en matière de liberté de la presse. »

Fodil S.

 

Association des journalistes, écrivains et artistes algériens en France (AJEAA)

 

Fidèle à son éthique et à son attachement à la liberté de la presse d’expression, l’AJEAA ne peut qu’exprimer sa vive inquiétude devant les condamnations par la justice des journalistes Omar Belhouchet et Chawki Amari d’El Watan ainsi que du confrère d’Echourouk El-Yaoumi et assure ces derniers de son entier soutien. L’AJEAA lance un appel au président Bouteflika afin qu’il use, comme par le passé, de son autorité pour l’abandon des poursuites judiciaires à l’encontre des journalistes.

P/l’AJEAA, le président A. Houmad

 

Du club des journalistes algériens de France

 

Après la condamnation d’Echourouk à une amende de 4 millions de dinars, Omar Belhouchet et Chawki Amari, respectivement directeur et chroniqueur du journal El Watan, viennent d’être condamnés en appel par le tribunal de Jijel pour « diffamation » à deux mois de prison ferme et à des dommages et intérêts d’un million de dinars. Par ailleurs, le correspondant d’El Watan dans la ville d’El Tarf, Slim Sadki, a été convoqué le 3 mars 2008 par la police. Il fait l’objet d’une plainte pour « diffamation » suite à la publication d’articles mettant en cause le ministère de l’Education.Le harcèlement et les poursuites judiciaires contre les journalistes s’enchaînent et s’accélèrent avec pour seule volonté la mise au pas de la presse algérienne. Le club des journalistes algériens de France condamne énergiquement cette politique délibérément liberticide et le chantage judiciaire pour restreindre encore plus la liberté de la presse et d’expression en Algérie. Le CJAF se déclare solidaire de tous les confrères et consœurs en Algérie dans l’exercice de leur métier.

Le soutien à Paris de la sociologue Leïla Babès

 

A l’issue de la conférence consacrée à « Regards de femmes sur l’Islam » organisée jeudi par le Club des journalistes algériens de France, la sociologue Leïla Babès a demandé, avec l’approbation générale et sous les applaudissements de la salle, à ce qu’on n’oublie pas les journalistes algériens et « qu’on se mobilise pour les deux journalistes d’El Watan, Omar Belhouchet et Chawki Amari, condamnés à deux mois de prison ferme, et au-delà, pour tous les journalistes algériens. La situation est très grave. Qu’on fasse quelque chose pour en finir avec cette chape de plomb ».

Quotidien El Watan du 08 03 2008

publié par El Watan dans: EL WATAN
Samedi 08 Mars 2008

Le premier président de l’assemblée populaire de la commune (APC) de Mascara, élu lors des élections locales de l’année 1967, également le doyen des notaires dans la wilaya est décédé ce jeudi soir à l’âge de 80 ans. Il s’agit du défunt, l’enfant de Mascara, Youcef Benkhada, né en 1928. Il avait occupé plusieurs postes, notamment celui de président de la délégation communale de Mascara en 1966, en remplacement des défunts Mustafa Stambouli et Oueld Ali, avant qu’il soit élu comme premier président de l’APC de Mascara où il restera pendant trois mandats successifs. Il a occupé pour deux mandats également le poste de président de l’assemblée populaire de wilaya (APW) de Mascara, de 1978 à 1986. Le défunt a été inhumé hier dans le cimetière Sidi Chadouli de Mascara.

 

A. Souag
publié par A. SOUAG dans: EL WATAN
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Des mots

Le silence, c'est la mort. Et toi, si tu parles, tu meurs, si tu te tais, tu meurs. Alors, parle et meurs.
Tahar Djaout
C'est dans les prisons que l'idée de liberté prend le plus de force et peut-être ceux qui enferment les autres dedans risquent-ils de s'enfermer dehors.
Jean Cocteau
Ceux qui sont pour la liberté et contre l’agitation sont des gens qui veulent avoir la pluie, mais pas le tonnerre.
Mark Twain
Ceux qui sont pour la liberté sans agitation sont des gens qui veulent la pluie sans orage.
Mark Twain
Il est aisé d'écraser, au nom de la liberté extérieure, la liberté intérieure de l'homme.
Rabindranàth Tagore
Notre vie est un livre qui s'écrit tout seul. Nous sommes des personnages de roman qui ne comprennent pas toujours bien ce que veut l'auteur.
Green (Julien)
Toutes les vérités sont bonnes à dire, mais c'est nous qui ne sommes pas tous bons pour les entendre.
Alfred Capus
Les mots que j'emploie, ce sont les mots de tous les jours, et ce ne sont point les mêmes !
Claudel (Paul)
Un traître est un homme politique qui quitte son parti pour s'inscrire a un autre. Par contre, un converti est un homme politique qui quitte son parti pour s'inscrire au votre.
Georges Clemenceau
Que l'on meurt gros ou maigre, la différence, c'est pour les porteurs.

Peter Ustinov

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