Un siège de sûreté en chantier
Un siège pour la sûreté de Daïra sera réalisé dans la commune de Hachem, à
Les travaux de réalisation de cette nouvelle infrastructure disposant de 8 logements de fonction ont débuté en août de l’année précédente et seront achevés en juin prochain. Cette importante réalisation pour la sécurité des citoyens de la localité sera également renforcée par la réalisation d’un célibatorum pour une enveloppe financière estimée à 20 millions de dinars. Cet hôtel de la police sera réceptionné en octobre de l’année en cours.


Omar Belhouchet : « La décision de m’emprisonner moi et Chawki Amari a été prise en dehors des tribunaux »
Le directeur du quotidien El Watan, Omar Belhouchet, a fait état, dans cet entretien accordé à El Khabar, (06/03/2008) du choc qu’il a reçu, après qu’il eût été condamné avec le chroniqueur du journal, Chawki Amari, à deux ans de prison, et livre son opinion.
El Khabar : Premièrement, quel commentaire faites-vous sur la décision de vous emprisonner avec le journaliste Chawki Amari, pour une durée de deux mois ?
Omar Belhouchet : Je suis choqué et inquiet du retour aux peines d’emprisonnement à l’encontre des journalistes. Cela pose à nouveau la question du délit de presse, et nous donne raison de nous être soulevé contre les amendements au code pénal d’Ouyahia.
El Khabar : Monsieur Belhouchet, vous avez une longue expérience dans les tribunaux. Avez-vous pu comprendre ainsi les critères adoptés par les juges afin de prononcer parfois des peines de prison ferme, et parfois des peines de prison avec sursis ?
Omar Belhouchet : Nous avons été jugés, cette fois-ci, dans un contexte politique difficile à gérer pour les autorités publiques. Il y a les grèves, la flambée des prix, des sommes faramineuses dans le Trésor public et un investissement absent… On constate également des tergiversations au niveau des institutions de l’Etat au sujet de décisions décisives, de même que le citoyen ne semble pas s’enthousiasmer pour la révision de
El Khabar : Vous pensez donc que le jugement prononcé contre vous n’a pas été pris, indépendamment, par la justice ?
Omar Belhouchet : Je ne pense pas que la justice ait agi de manière indépendante, car l’emprisonnement d’un journaliste est une grande responsabilité et une décision difficile, qui, je pense, a été prise dans d’autres centres de décision, en dehors de la justice.
El Khabar : Que comptez-vous faire pour faire face à cela ?
Omar Belhouchet : Nous avons introduit un recours auprès de la cour, comme première étape et nous attendons. Dans tous les cas de figure, nous accepterons la décision de la justice, même si nous considérons que le pays a besoin d’autres choses que l’emprisonnement des journalistes. Le jugement prononcé contre nous et contre Echourouk, et la demande de payer une amende 4 millions de dinars sont des décisions dangereuses.
El Khabar : Qu’en est-il de la réaction de la famille de l’information. Ne voyez-vous pas qu’elle est dans une position faible, et qu’elle est incapable de défendre ses intérêts ?
Omar Belhouchet : J’ai reçu de nombreuses lettres de solidarité de la part des collègues, et les journaux ont publié beaucoup d’articles à ce sujet. C’est vrai que nous n’avons pas aujourd’hui la même capacité de réaction qu’auparavant, mais lorsqu’il s’agit d’emprisonnement de journalistes, nous agissons comme si nous appartenions à la même famille.
Note : D'aprés le site "Le Matin". www.lematindz.net

"Nous menons un combat pour les libertés et nous continuerons"
Le tribunal de Jijel a condamné à deux mois de prison ferme le directeur de votre quotidien et l'un de vos journalistes pour diffamation, après la publication d'une chronique mettant en cause le préfet de Jijel.
Etes-vous surpris par cette décision ?
- Condamner des journaux à des peines de prison relève d'un procédé moyenâgeux. Pour une diffamation, des amendes auraient été plus appropriées. Surtout dans un pays qui proclame le principe de la liberté d'expression dans sa constitution. Mais notre code pénal criminalise les délits de presse. Seuls les pays autoritaires agissent de la sorte.
Nous sommes toutefois très surpris. Dans ce type d'affaires, généralement, en seconde instance, la peine de prison se transforme en condamnation avec sursis ou est commuée en une forte amende.
Depuis la suspension du journal Le Matin en 2004, on avait senti une volonté de la part de l'Etat de normaliser ses relations avec la presse. Depuis cette époque, seul un correspondant du journal de El Khabar, qui est tout de même le plus important du pays, avait été condamné. Nous prenons donc la décision juridique comme un message de la part du pouvoir.
Notre journaliste Chawki Amari qui évoquait une malversation du wali [préfet algérien, ndrl] de Jijel dans une chronique, ne faisait que reprendre une information, avec le conditionnel d'usage. Ni lui, ni le directeur du quotidien, Omar Belhouchet, ne méritent la prison. Mais ils prennent leur condamnation avec beaucoup de philosophie et de courage. Il reste toutefois une dernière étape juridique.
Pourquoi El Watan dérange-t-il le pouvoir ?
- J'espère qu'on le dérange. Notre journal a acquis une indépendance financière et donc l'indépendance de sa ligne éditoriale. Il dispose de trois imprimeries dans le pays. Il s'est donné comme créneau la défense de toutes les libertés : syndicale, démocratique, politique,… Forcément, nous gênons. Mais nous ne sommes pas un journal partisan.
Comment cette décision influence-t-elle votre ligne éditoriale et le choix de vos sujets ?
- On ne compte pas revenir sur cette ligne éditoriale. Les seuls critères et les seuls questions que nous nous posons sont les conditions du professionnalisme. Nous savons que nous sommes attendus au tournant. Nous nous imposerons dorénavant encore plus de rigueur dans la rédaction de nos articles. Nous essaierons de faire encore mieux en espérant que cette condamnation ne nous inhibera pas. Nous menons un combat pour les libertés et nous continuerons de le mener au même titre que d'autres dans la société. Nous aspirons à vivre en démocratie. Nous y avons goûté en 1988 et nous ne comptons pas revenir en arrière.
Interview de Zine Cherfaoui par Alain Roux
(le jeudi 6 mars 2008)
Zine Cherfaoui, Rédacteur en chef du quotidien El Watan
Des directeurs de CEM vivent une situation difficile
La décision de suspension des deux directeurs de CEM, d’El Argoub à Mascara et celui de Aïn Kahla à Mamounia ainsi que celle d’un enseignant pour une affaire d’« évangélisation » a pris une autre tournure.
En effet, les directeurs des CEM de la wilaya de Mascara affiliés à la section syndicale des directeurs de l’enseignement moyen de l’UGTA, au cours d’une assemblée générale qui a eu lieu lundi dernier au foyer des enseignants, n’ont pas mâché leurs mots contre le directeur de l’éducation de la wilaya de Mascara. Devant d’une quarantaine de directeurs de CEM, d’inspecteurs de l’éducation et autres syndicalistes de l’UGTA, le président de la section syndicale des directeurs de l’enseignement moyen, Amamra Abdelkader, a précisé qu’« à cause des menaces, d’abus de pouvoir et d’autres formes de pression dont sont victimes les directeurs de l’enseignement moyen et autres cadres de l’éducation de la part du premier responsable du secteur, certains de nos collègues se trouvent dans l’obligation de partir à la retraite ». L’orateur a ajouté avec regret que les cadres de l’éducation au niveau de la wilaya de Mascara sont malheureusement humiliés. « Nous sommes humiliés, c’est une réalité indiscutable », jettera-t-il. Pressions et abus de pouvoir « Certains établissements de l’enseignement moyen souffrent d’un manque flagrant de chauffage, l’équipement bureautique est détérioré et le matériel informatique acheté est de mauvaise qualité ainsi que les logements de fonction sont occupés par des étrangers. » En abordant le sujet de l’évangélisation à Mascara, le communicant déclare que la cité de l’Emir Abdelkader est visée, tout en mettant en garde toute manipulation dans cette affaire qui touche à l’identité islamique des citoyens de la wilaya de Mascara. « Nous sommes des musulmans et nous n’avons rien à voir avec cette affaire d’évangélisation amplifiée par les chaînes de télévision des pays du Golfe », affirmera-t-il. Le président des œuvres sociales du secteur de l’éducation, également directeur d’un CEM, Lasbihi Hachemi, a appelé de son côté les directeurs des CEM à la solidarité. « Si nous ne nous solidarisons pas, nous tomberons un par un, personne n’est à l’abri en ces moments difficiles », dira-t-il. Hachemi Ahmed, un autre syndicaliste influant de l’UGTA, a annoncé que « la réintégration des directeurs suspendus est un droit légitime, mais quel est le dédommagement pour le préjudice moral qu’ils ont subi ? » Tout en ajoutant que l’accusation des deux directeurs de CEM d’évangélisation par le directeur de l’éducation est une chose très grave et l’enquête a révélé qu’ils sont innocents. « Comme il a procédé à la sanction des directeurs, le directeur de l’éducation doit présenter des excuses », a-t-il insisté.

