Présentation

souag

Pseudo: MASCARACatégorie: ActualitéDescription:
Articles de Presse sur la wilaya de Mascara publiés dans le Quotidien El Watan.
Recommander ce blog

Newsletter

Inscription à la newsletter

Ils ont dit

Il ne peut y avoir de liberté de la presse quand les journalistes vivent des conditions de corruption, de pauvreté ou de peur.
FIJ
 
La liberté existe toujours. Il suffit d'en payer le prix.
Montherlant (Henry Millon de)
 
L'homme est libre; mais il trouve sa loi dans sa liberté même.
Beauvoir (Simone de)
 
Un être ne se sent obligé que s'il est libre, et chaque obligation, prise à part, implique la liberté.
Bergson (Henri)
 
Toute société qui prétend assurer aux hommes la liberté, doit commencer par leur garantir l'existence.
Blum (Léon)
 
Si l'homme échoue à concilier la justice et la liberté, alors il échoue à tout.
Camus (Albert)
 
Le manteau de la liberté sert à couvrir nombre de petites chaînes.
Brosses (Charles de)
 
La liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui [...]
droits de l'homme et du citoyen (Déclaration des), Article IV.
Mieux vaut se disputer à l'air libre, que d'être d'accord derrière des barreaux.
Krasicki (Ignacy)
 
Tant que l'État existe, pas de liberté; quand régnera la liberté, il n'y aura plus d'État.
Lénine (Vladimir Ilitch Oulianov, dit)
 
Je sais mal ce qu'est la liberté, mais je sais bien ce qu'est la libération.
Malraux (André)

Calendrier

Mai 2008
L M M J V S D
      1 2 3 4
5 6 7 8 9 10 11
12 13 14 15 16 17 18
19 20 21 22 23 24 25
26 27 28 29 30 31  
<< < > >>
Samedi 08 Mars 2008

CONDAMNATION DE OMAR BELHOUCHET ET DE CHAWKI AMARI

 

Les marques de solidarité aux deux journalistes se poursuivent

 

Haro sur la liberté de la presse

La liberté de la presse a été conquise de haute lutte en Algérie. On ne compte plus les journalistes qui l’ont payée de leur vie ou de leur liberté.

Pour les Algériens et les Algériennes de plus en plus nombreux à lire la presse indépendante, celle-ci constitue le seul véhicule d’accès à la connaissance vraie des réalités quotidiennes de leur pays ainsi qu’à la perception étrangère des évolutions et des transformations qui affectent notre société. Grâce au journalisme d’investigation, de plus en plus de scandales, de délits, d’abus de droit et d’autorité sont mis au jour. C’est par le travail opiniâtre d’investigation, mené en particulier par les journalistes d’El Watan, que la presse algérienne contribue, plus que tout autre profession, à consolider les minces acquis démocratiques de notre pays. Au moment où est ressentie fortement la nécessité d’un élargissement des espaces de liberté afin que nos journalistes puissent exercer leur mission, à l’abri des menaces et des pressions, d’où qu’elles viennent, on ne peut qu’être indigné par la condamnation qui vient de frapper le directeur d’El Watan Omar Belhouchet, et le chroniqueur Chawki Amari, deux éminents journalistes, doués d’un sens élevé de l’éthique et unanimement respectés en Algérie et à l’étranger. Aucun défenseur des libertés ne peut se résigner au rétrécissement des espaces de droit chèrement acquis par les représentants de la profession, a fortiori au moment où notre pays est engagé dans la voie de la libéralisation des champs médiatique et audiovisuel. Pour le surplus, chacun sait jusqu’à quel degré des hommes comme Omar Belhouchet et Chawki Amari n’ont eu de cesse de défendre l’Etat algérien, ses institutions et ses représentants, chaque fois que ceux-ci ont été injustement mis en cause aussi bien en Algérie qu’à l’extérieur de nos frontières. En toute circonstance, ils étaient en première ligne, à l’instar des autres journalistes d’El Watan, pour défendre nos institutions et leur crédibilité. Chaque Algérien doit leur en donner acte. Enfin, l’émoi qui saisit les hommes et les femmes de liberté devant la condamnation infligée à Omar Belhouchet et Chawki Amari participe d’un paradoxe saisissant. Alors que notre pays est censé montrer la voie aux autres Etats arabes dans le domaine de la liberté d’expression et alors que la censure officielle semblait rebrousser chemin, voilà que des magistrats viennent brutalement remettre en cause ce qui semblait être une évolution inexorable, c’est-à-dire une liberté de l’information totalement affranchie des servitudes et des contraintes du passé. Comme toute profession, celle de journaliste possède ses règles qui font notamment obligation aux journalistes de vérifier leurs sources et de s’interdire toute diffamation contre les personnes. Il ne semble pas qu’en l’espèce ces règles aient été transgressées, si peu que ce soit, par Omar Belhouchet et Chawki Amari. De façon indubitable, El Watan est connu pour respecter scrupuleusement les lois d’airain de la profession : exercice du droit de réponse, vérification et confirmation des sources, rectification des erreurs de fond, etc. L’audience considérable acquise par ce grand quotidien n’est pas un effet du hasard. C’est de s’être toujours confirmé à l’éthique journalistique la plus exigeante qu’El Watan doit aujourd’hui d’être autant lu en Algérie qu’à l’étranger. En tout état de cause, une peine de prison ferme à l’encontre de Omar Belhouchet et Chawki Amari constitue une injustice inadmissible et intolérable. Elle est une véritable régression de l’etat de droit qui doit pouvoir continuer à cheminer, en dépit de tous les obstacles placés sur sa route. Même si personne de sensé ne peut imaginer un instant que cette peine puisse être effective, tant la démesure a été atteinte, le fait qu’elle ait été prononcée justifie d’ores et déjà une refonte totale du code de l’information et l’abrogation des dispositions répressives à l’encontre des journalistes. L’auteur est : Professeur de droit, Avocat à la cour

 

Ali Mebroukine

 

Syndicat national des journalistes (SNJ)

 

Nous avons été surpris et nous sommes profondément indignés par ce verdict définitif, prononcé mardi à l’encontre de nos deux confrères d’El Watan (Omar Belhouchet et Amari Chawki) par la cour de Jijel. Nous le sommes d’autant plus que cette sentence politique prévoit l’emprisonnement de nos deux confrères, alors même que le pouvoir s’était publiquement engagé à cesser la cabale judiciaire contre la presse pour délit de presse. Convaincu que ce verdict politique traduit une volonté claire de punir El Watan pour sa ligne éditoriale, le Syndicat national des journalistes (SNJ) appelle les autorités à reconsidérer immédiatement cette sentence et cesser définitivement le chantage judiciaire pour faire rétrécir davantage la liberté de la presse et d’expression en Algérie.

Le secrétaire général par intérim, Kamel Amarni

 

Syndicat national des praticiens de la santé publique (SNPSP)

 

Le Syndicat national des praticiens de la santé publique tient, au nom de tous ses adhérents, à exprimer son soutien et à apporter sa solidarité aux deux professionnels de l’information, Omar Belhouchet et Chawki Amari, respectivement directeur de la publication et chroniqueur du quotidien El Watan, condamnés à deux mois de prison ferme et au versement d’une amende d’un million de dinars à titre de dommages causés à la partie plaignante. Le Syndicat national des praticiens de la santé publique tient à dénoncer les menaces « suspendues » qui pèsent d’une manière récurrente sur les libertés en général, la liberté d’expression en particulier et interpelle tout un chacun sur les dangers éventuels d’une remise en cause des droits citoyens chèrement acquis.

P/Le bureau national

 

Ali Brahimi, député RCD

 

J’ai appris avec révolte la condamnation, à une peine de prison, de votre directeur de publication, Omar Belhouchet, et du chroniqueur, Chawki Amari. Je tiens à exprimer aux concernés et à vous tous ma solidarité et ma sympathie. Bon courage, la liberté de presse finira par être imposée.

De la méprise

 

Albert Londres est au journalisme ce que Sigmund Freud est à la psychanalyse. Et Albert Londres disait ceci : « Il faut savoir mettre la plume dans plaie. » Journaliste depuis une dizaine d’années, j’ai rencontré Omar Belhouchet en septembre 2000 à Aix-en-Provence où j’exerce. Il était venu à cette époque soutenir le retour d’un universitaire de premier plan, Ali Bensaad. Il était accompagné de Ali Djeri, le directeur d’El Khabar, mais également de l’avocat Zoubir Soudani. Je salue d’ici le courage de mes confrères et concitoyens algériens pour la puissance de leurs écrits dans un Etat à géométrie variable qui n’a de cesse de mettre au pilori l’activité journalistique. Aucun Etat ne peut se qualifier de démocratique dès lors que la presse est sous « pression ». Les rotatives d’une administration despotique ne sont que la courroie de transmission d’une vision et d’une pratique d’un pouvoir obscurantiste qui marche à l’aveugle. La vulgate axiomatique de la théorie de Jdanov « Ceux qui ne sont pas avec nous sont contre nous » prend tout son sens. Elle relève de pratiques d’un autre temps. Mais les temps moyenâgeux se reproduisent et produisent les mêmes effets. Au pays de l’ombre, la lumière des ténèbres remplace celle du soleil. Quand un pouvoir utilise tous les moyens pour faire taire la vérité, l’éclat d’un écrit à l’effet d’une frappe stratégique. Elle rend fou celui qui la reçoit et le plonge dans la tourmente. Et quand l’éclat atteint un ersatz de pouvoir représenté par une autorité, la machine s’emballe et frappe à son tour. Mais la frappe est disproportionnée à l’éclat lui-même. En Russie, une journaliste d’une audace certaine l’a payée de sa vie pour avoir apporté son éclairage sur la guerre en Tchétchénie. Ailleurs, en Irak, les journalistes tombent comme des mouches. En Iran, l’éclat d’un écrit est une atteinte à la théocratie. En France, un journaliste qui a écrit sur l’affaire Clearstream est la cible de toutes les attaques judiciaires. Les journalistes, où que nous nous trouvions, ne devons pas céder à la puissance de la répression. Le choix qui est le nôtre de servir la cause de la vérité doit demeurer l’axe de notre travail. Jean Jaurès disait : « Le courage est de chercher la vérité et de la dire. »

Chaouki Triai : Journaliste et universitaire

 

Le CPJ dénonce l’instrumentalisation de la justice

 

Le CPJ (Committee to Protect Journalist), organisation basée à New York, a condamné dans un communiqué daté du 5 mars 2008 la confirmation de la peine de prison infligée au directeur d’El Watan, Omar Belhouchet, et au chroniqueur Chawki Amari. Le directeur du CPJ, Joel Simon, dénonce l’instrumentalisation de la justice à des fins politiques, qui n’a cessé d’augmenter depuis 2004 afin d’intimider les journalistes. Et d’ajouter : « Nous appelons la Cour suprême à annuler la condamnation de Belhouchet et Amari. Le crime de diffamation constitue une violation des normes internationales en matière de liberté de la presse. »

Fodil S.

 

Association des journalistes, écrivains et artistes algériens en France (AJEAA)

 

Fidèle à son éthique et à son attachement à la liberté de la presse d’expression, l’AJEAA ne peut qu’exprimer sa vive inquiétude devant les condamnations par la justice des journalistes Omar Belhouchet et Chawki Amari d’El Watan ainsi que du confrère d’Echourouk El-Yaoumi et assure ces derniers de son entier soutien. L’AJEAA lance un appel au président Bouteflika afin qu’il use, comme par le passé, de son autorité pour l’abandon des poursuites judiciaires à l’encontre des journalistes.

P/l’AJEAA, le président A. Houmad

 

Du club des journalistes algériens de France

 

Après la condamnation d’Echourouk à une amende de 4 millions de dinars, Omar Belhouchet et Chawki Amari, respectivement directeur et chroniqueur du journal El Watan, viennent d’être condamnés en appel par le tribunal de Jijel pour « diffamation » à deux mois de prison ferme et à des dommages et intérêts d’un million de dinars. Par ailleurs, le correspondant d’El Watan dans la ville d’El Tarf, Slim Sadki, a été convoqué le 3 mars 2008 par la police. Il fait l’objet d’une plainte pour « diffamation » suite à la publication d’articles mettant en cause le ministère de l’Education.Le harcèlement et les poursuites judiciaires contre les journalistes s’enchaînent et s’accélèrent avec pour seule volonté la mise au pas de la presse algérienne. Le club des journalistes algériens de France condamne énergiquement cette politique délibérément liberticide et le chantage judiciaire pour restreindre encore plus la liberté de la presse et d’expression en Algérie. Le CJAF se déclare solidaire de tous les confrères et consœurs en Algérie dans l’exercice de leur métier.

Le soutien à Paris de la sociologue Leïla Babès

 

A l’issue de la conférence consacrée à « Regards de femmes sur l’Islam » organisée jeudi par le Club des journalistes algériens de France, la sociologue Leïla Babès a demandé, avec l’approbation générale et sous les applaudissements de la salle, à ce qu’on n’oublie pas les journalistes algériens et « qu’on se mobilise pour les deux journalistes d’El Watan, Omar Belhouchet et Chawki Amari, condamnés à deux mois de prison ferme, et au-delà, pour tous les journalistes algériens. La situation est très grave. Qu’on fasse quelque chose pour en finir avec cette chape de plomb ».

Quotidien El Watan du 08 03 2008

publié par El Watan dans: EL WATAN
Recommander

Commentaires

La communauté des blogeurs algériens devra s’exprimer, mais surtout soutenir les deux  journalistes ainsi que l’ensemble de nos correspondants, des quatre coins de l’Algérie, qui sont menacé et pourchasser, chaque jour pour chaque accouchement dans la crainte et la douleur d’une: (Lettre, mot, virgule…ou phrase mal placer ou indocile!



 



Cher Amis de la  communauté des blogeurs Algériens, La liberté « d’opinion, de pensée et d’expression »  est un très cher et valeureux acquit qui n’a pas de prix et qui ne doit nullement disparaître de notre univers tel l’oxygène qu’on respire si non pourquoi et pour quelle raison vivre... !?



 



C’est le seul et unique hommage à rendre a nos valeureux « Martyrs de la plume ».


 ( Mekbel ,  Djaout, Zinou…est la liste est longue).



 



Vive la liberté d’expression… Le Bougiote.

 


Commentaire n° 1 posté par: LeBougiote(site web) le 08/03/2008 - 23:43:01
Ajouter un commentaire

Des mots

Le silence, c'est la mort. Et toi, si tu parles, tu meurs, si tu te tais, tu meurs. Alors, parle et meurs.
Tahar Djaout
C'est dans les prisons que l'idée de liberté prend le plus de force et peut-être ceux qui enferment les autres dedans risquent-ils de s'enfermer dehors.
Jean Cocteau
Ceux qui sont pour la liberté et contre l’agitation sont des gens qui veulent avoir la pluie, mais pas le tonnerre.
Mark Twain
Ceux qui sont pour la liberté sans agitation sont des gens qui veulent la pluie sans orage.
Mark Twain
Il est aisé d'écraser, au nom de la liberté extérieure, la liberté intérieure de l'homme.
Rabindranàth Tagore
Notre vie est un livre qui s'écrit tout seul. Nous sommes des personnages de roman qui ne comprennent pas toujours bien ce que veut l'auteur.
Green (Julien)
Toutes les vérités sont bonnes à dire, mais c'est nous qui ne sommes pas tous bons pour les entendre.
Alfred Capus
Les mots que j'emploie, ce sont les mots de tous les jours, et ce ne sont point les mêmes !
Claudel (Paul)
Un traître est un homme politique qui quitte son parti pour s'inscrire a un autre. Par contre, un converti est un homme politique qui quitte son parti pour s'inscrire au votre.
Georges Clemenceau
Que l'on meurt gros ou maigre, la différence, c'est pour les porteurs.

Peter Ustinov

Image aléatoire

Portail de l'emploi 100% gratuit

Créer un blog sur dzblog.com - Contact - C.G.U. - Reporter un abus